Les chiffres de l’Internet en France : un pays, deux visages

J'ai assisté la semaine dernière à la présentation d'inauguration des indicateurs de l'économie numérique organisée par l'ACSEL. Cet organisme professionnel, présidé par Pierre Kosciusko-Morizet, s'est en effet donné pour mission de rendre compte chaque année de l'internet en France, dans les foyers comme dans les entreprises. Les chiffres sont intéressants et la photo finale éloquente.
Au plan des entreprises, voici les quelques faits que je remarque :
- 95% des entreprises sont techniquement raccordées au Web (ce qui ne signifie pas qu'elle l'utilisent)
- à peine plus de la moitié des entreprises de plus de dix salariés ont un site Internet
- six salariés sur dix n'utilisent pas Internet dans leur cadre de travail
- les entreprises françaises sont moyennes ou en retard sur plusieurs usages : e-procurement, CRM, ERP, logiciels libres, e-commerce…
- les entreprises françaises figurent dans le peloton de tête quant à l'utilisation des intranets et des extranets
Pour ce qui regarde les particuliers, je relève que :
- Sept foyers sur dix disposent d'un ordinateur
- près de la moitié des foyers sont connectés à Internet
- Le tiers "déconnecté" est majoritairement composé de personnes de plus de soixante ans
- Près de 60% des Français achètent en ligne
- Les Français se retrouvent dans nombres d'usages modernes du Net : bloguer, écouter la radio, jouer, regarder la télé, procéder aux formalités administratives, etc.
Cela dessine une France à deux visages. Par rapport aux autres pays européens, les entreprises font un élève moyen et les particuliers un bon. Pourquoi ? L'infrastructure n'est pas réellement en cause et les facteurs sont sans doute nombreux. Je ne serais toutefois pas surpris que la culture et la mentalité des dirigeants d'entreprise (et autres…) y ait sa part.








Tu parles de culture d'entreprise. Que dire d'un dirigeant d'entreprise (la bonne cinquantaine)qui filtre l'accès de l'ensemble de ses salariés à la plupart des sites internet et aux messageries yahoo,gmail etc..., plutôt que de réfléchir à des solutions personnalisées (un cadre commercial allant voir un nouveau client pouvant avoir par exemple intérêt à googler le nom de son interlocuteur et à rechercher des infos sur des sites communautaires du type de facebook, interdit bien entendu !). Effectivement dans son cas, on peut parler de "conflit de génération" et d'être réfractaire aux avantages indirects d'internet au bureau (voir à ce sujet l'article du 11 juin intitulé réseaus sociaux et ROI).
Nous sommes actuellement dans les entreprises françaises dans une phase transitoire par rapport à Internet, les dirigeants d'entreprise ayant dans l'ensemble un âge qui ne les a jamais mis en contact avec ce "nouveau" media, d'où leurs craintes, réticences, blocages, souvent non justifiés et incompris par leurs salariés de 20/40 ans qui eux ont eu l'habitude de ce media dès leur adolescence (voire enfance). Le fossé est grand, mais devrait se rétrécir dans les années à venir.
Oui, d'accord avec toi Olivier.
[...] par exemple ceux du secteur secondaire, ne disposent pas d’un ordinateur personnel, et six salariés sur dix ne sont pas reliés au Web. Enfin, la troisième dimension est culturelle. Chacun sait ce que [...]
[...] wiki, un Intranet, etc., il faut un ordinateur et une connexion Internet. Or un foyer sur trois et six salariés sur dix n’ont pas accès au Web. Aussi, si vous voulez maximiser l’impact de votre message, le [...]
[...] wiki, un Intranet, etc., il faut un ordinateur et une connexion Internet. Or un foyer sur trois et six salariés sur dix n’ont pas accès au Web. Aussi, si vous voulez maximiser l’impact de votre message, le papier [...]